Un MAI comme il plaît

De la surprise à la fête

Un final au diapason

     Chose promise chose due, on revient vers vous pour vous donner des nouvelles de ce Mai que l’on a planté ce samedi 04 mai ! Même le ciel a arrosé ça, c’est vous dire que l’on était tous heureux de se retrouver pour fêter notre nouveau Mayé !

DE L'IMPLICATION, DE L'APPLICATION, DU SÉRIEUX, DE LA BONNE HUMEUR, DU PLAISIR À SE RETROUVER ENSEMBLE ET PARTAGER PLEIN DE CHOSES... au final, c'est "juste ça" notre Harmonie !  

     Voilà ce que je retiens (et ce n’est pas rien ! 😅) de cette plantation du Mai et de cette journée du 04 mai…
Le rdv était donné à 9h30 au lieu-dit Tuyas pour finir de préparer le Mai. Charles Mondenx, l’un des co-présidents, avait été un peu sexiste en annonçant que les filles pouvaient arriver à 10h00 seulement pour accrocher les fleurs ! Mais il semblerait que poser la tresse et les couronnes soient plutôt une affaire d’hommes !!! 😄 Au final, quelle que soit l’heure à laquelle on arrivait, il y avait de quoi faire pour tous (chacun a choisi ce qu’il/elle voulait faire et évidemment, on pouvait changer d’ateliers ou garder le même 😉) : attacher les fleurs, papoter, aller couper davantage de sapinette pour rallonger la tresse, papoter, finir la tresse, papoter, rajouter des fleurs, papoter, poser la guirlande, papoter, tourner le Mai et le poser sur le bros, papoter, vérifier les branchements électriques, papoter, tourner le Mai pour l’atteler au tracteur, papoter, ranger le hangar, papoter, charger le matériel nécessaire dans la remorque et les voitures, papoter, démarrer le cortège jusque chez le Mayé et prédire où on allait !

Un Mayé qui fait l'unanimité au sein de notre société et de notre famille musicale 

Vous vous demandez qui a été l’heureux élu ? C’est notre discret tubiste : Christian… enfin, « Moune », pour nous.
Après avoir traversé le bourg et passé le Casino, au volant de son précieux C15, notre Mayé a réalisé que nous partions chez lui… Quelle drôle de sensation pour lui que de réaliser sur l’instant que ses 2 comparses de la Commission Technique Mayesque (CTM : Charles/Thierry/Moune) l’avaient berné en lui disant qu’on le planterait ailleurs ! D’autant qu’en arrivant à la maison, notre Mayé se rend compte que sa femme, sa fille, son gendre et leurs enfants l’attendent… Eux aussi étaient dans la confidence et se sont bien gardés de dire quoi que ce soit. C’est tellement bien quand la surprise est réelle 🤩 !

Moune, pour une fois, a laissé faire les autres et a regardé ce Mai être monté chez lui. Ce Mai qu’il a sélectionné, préparé et fignolé avec ses copains musiciens. Sous le commandement de Michaël et malgré la pluie, dans ce silence qui fait prendre conscience que la chose n’est pas aisée (voire risquée), le Mai, en plusieurs poussées, s’est dressé fièrement devant la maison de Christian.
Je ne m’étendrai pas trop sur le trou qui fut difficile à creuser pour Thierry et Olivier qui ont passé 2 heures acharnées avec barre à mine et marteau piqueur, paraît-il !!! 🤔 Mais Moune m’a confié que c’était un rééquilibrage des choses car lorsqu’on a planté le Mai chez son voisin Thierry, Moune avait tout autant galéré à faire le trou !!! 🤣
Bon nombre de Musiciens avait bien pronostiqué ! Aussi, tout le monde était content de fêter Christian et sa famille car Moune est un pilier de notre Harmonie, comme l’a souligné Charles lors de son discours au Mayé : assidu, Moune a un taux de présence aux répétitions et au concert frôlant les 100%, il est toujours volontaire et disponible pour faire de la musique mais aussi bricoler, aider, arranger, réparer, prêter son C15, charger, décharger, monter, démonter, préparer et ranger… Bref, Moune est une de ces personnes précieuses voire indispensables pour notre Harmonie. Notre famille musicale tourne tellement mieux grâce à lui. MERCI Moune 🤩 !
Alors, ce Mai, comme l’indique le « coeur » réalisé par Jean-Joël Courtet, non seulement il le mérite Moune 👏🏻👏🏻👏🏻👏🏻 mais surtout c’est une manière pour tous les Musiciens de lui dire un immense MERCI 🙏🏻🙏🏻🙏🏻🙏🏻 pour tout ce qu’il fait pour nous en toute sympathie et humilité !

Après les discours, la découverte du coeur et la traditionnelle séance photos avec les stars du jour, place fut faite à l’apéritif et le repas dans une ambiance simple, familiale et festive, celle de notre Harmonie.

Je terminerai par ce qu’on dit les dernières recrues de l’Harmonie, Nathan, Tiphanie, Salomé, Bastien, Alexandre et Mathis : « C’est chouette ! On a passé une très bonne journée. On a travaillé dur aujourd’hui (je vous invite à regarder attentivement les photos pour vérifier cette information… 🤭) C’est impressionnant de le planter. Il est vachement beau notre Mai ! Et… ça donne envie de recommencer !  » Bon… pour ça, il faudra attendre l’année prochaine 😉…

Le contrat est donc rempli auprès de ces jeunes : la transmission de nos traditions sera pérennisée seulement si nous les perpétuons et si nous invitons nos jeunes à les découvrir et les apprécier comme il se doit…

Article rédigé par Delphine Hauquin

De fleurs en papier

Concerto de crépon et de fil de fer

     La préparation du Mai 2024 s’est poursuivi ce samedi 27 avril après-midi par un p’tit atelier fleurs à la salle de musique.

TRADITIONS ET PASSATION

 Au rendez-vous, ils étaient 11. Chacun a rapidement trouvé le « poste » qui lui convenait le mieux : 

  • découpe de fil de fer, 
  • pliage de bandes de papier crépon, 
  • « froissage du papier et tournicotage du fil de fer » pour obtenir la jolie fleur tant convoitée !

On retiendra que le secret c’est :

  • plus on en fait et meilleur(e) on est ! 
  • le papotage est fort sympathique pendant ces ateliers !

Alors, pendant 1h30, tous se sont appliqués et motivés pour que très bien fleuri soient les 14 mètres de hauteur de ce Mai !

L’on a bien entendu en fin de répé :
« Mais pourquoi faites-vous les fleurs ? On pourrait les acheter…
– Sacrilège !!! », ont répondu unanimement les fleuristes en papier !
En effet, rien n’égale la satisfaction de faire les choses ensemble que l’unicité/l’originalité de ce Mai qui vient du respect des traditions et du partage que l’on y confère. Donc cet atelier fleurs en papier, on y tient et on le garde ! Car c’est aussi ça l’Harmonie de Rion : se réunir pour d’autres moments que la musique et tisser du lien, perpétuer les traditions et transmettre les savoirs et savoir-faire de générations en générations. A l’Harmonie, 3 générations se côtoient et cohabitent et si l’on veut garder notre famille unie, ce genre de moment y contribue. Alors, qu’on se le dise : on le garde notre atelier fleurs !

En plus, cet après-midi, nous étions en bonne compagnie :
– un certain Vecchio a fait chavirer le coeur de la gente féminine et de la gente masculine. Des yeux vairons, un joli minois, une fourrure toute douce et un goût prononcé pour les caresses… Après avoir marqué son territoire et découvert les moindres recoins de la salle de musique, notre cher ami à 4 pattes a essayé de nous aider mais… sans succès. 

– le Directeur musical, lui aussi, est venu donné un coup de main. Après avoir servi le café, Mathieu Nogaro s’est essayé à l’exercice du froissage de papier et du tournicotage de fil de fer. Et… il s’en est très bien sorti ! Cependant, il n’a pas souhaité poursuivre : il a préféré superviser les travaux et motiver les troupes en animant la conversation.

Comme l’heure de la répé arrivait et qu’il allait falloir cesser, il a été proposé de faire une ou 2 fleurs pendant les mesures à compter mais le Chef n’a pas validé… Alors, nous nous sommes arrêtés et les fleurs seront finies à la maison par une poignée de musiciens cette semaine.

On a hâte de tous se retrouver samedi pour finir notre Mai et aller, tous ensemble, le planter.
Chez qui ? Ça… c’est secret ! Et c’est toute la beauté du Mai de l’Harmonie : jusqu’au dernier moment, c’est-à-dire l’instant où le convoi du Mai s’arrête, personne ne sait (sauf les 3 joyeux de la commission Mai (CTM : Charles/Thierry/Moune) et le peintre qui réalise le coeur, Jean-Joël)… Allez, encore 6 jours de patience… et rdv samedi pour lever cette surprise ! Promis, on vous dira tout !

À suivre…

Article rédigé par Delphine Hauquin

Qu’il pleuve, qu’il vente, de fût en fils

(Où l’auteur enrichit son vocabulaire, et la jeunesse s’approprie le maniement d’outils anciens)

Une bonne dizaine de musiciens se retrouve sous les quelques rayons d’un soleil complice : tubistes, euphonium, trompettes, trombone aussi… le bois serait-il affaire de cuivres ?  Non pas, deux saxophonistes l’attestent !

ENERGICO CON PALOT

Chacun trouve naturellement la tâche qui lui convient dans une tranquille camaraderie : ces gars-là font de la musique ensemble !
D’abord, peler le pin.  C’est l’occasion de sortir de l’appentis de vieux outils de résiniers soigneusement remisés : le Palot et la Plane. Mika puis Ramzy montrent le geste, avant que Franck, Etienne et Laurent… ne s’y collent… L’aubier dévoile sa pâleur, les gestes se font plus précis, délicats même…
Arrive alors la remorque de sapinettes coupées le matin même : un atelier de petites mains est aussitôt mis en place. Les rameaux doivent être à la fois bien garnis et point trop ligneux.  C’est une nouveauté : le buis se fait rare, on ne va pas prélever sur une population fragile…
La matinée avance doucement, c’est le temps du café – Charles y a veillé – avec un bout de pastis, c’est encore mieux !

FUGUE À TRESSE TEMPS

Trop longue pause éteint l’attention… Les pupitres se reforment, un ballet se met en place. Mika et Dominique, fils et père, se consacrent à la finition du tronc : il faut le « sciurer », voir le « resciurer » pour absorber la résine et permettre le rabotage des aspérités.
À quelques pas, c’est le moment de fabriquer la tresse qui s’enroulera autour du tronc : Christian et Thierry fixent les brins autour de la corde, alors qu’Etienne et Franck les approvisionnent des branchioles préparées par Eric et Laurent.
À l’autre bout du chantier, à la cime du futur Mai, Charles et Thierry s’affairent à poser le câblage électrique : travail précis et soigné pour qu’au crépuscule s’illumine le pin.
Le temps passe, vite. Le travail avance, bien. La tresse est prête, elle sera réservée au frais jusqu’à la semaine prochaine… Le tronc est prêt à l’accueillir, le câblage du houpier terminé. Soigneusement le chantier est nettoyé, les outils rangés ; on attèle la remorque, ferme le coffre… L’après midi, y’a répé ! 

À suivre…

Article rédigé par Laurent Mouriaux

Petite Suite Printanière

Prélude

Les Rionnais se souviennent peut-être du « Mai » planté par l’Harmonie au coin de sa salle de répétition, l’année de ses 150 ans.
Après quelques éditions, parfois acrobatiques (en 2020, des musiciens s’échangèrent des « Mai » dans le strict respect des règles sanitaires !), et une année-versaire -les 160 ans- aussi dense que passionnante, nous inaugurons cette nouvelle décade par le retour d’une jolie tradition.

DE FORÊT EN CARIOU

Première étape : trouver le pin qui convient. Christian et Thierry, avec les conseils d’expérience et la générosité de Bernard LABAT, sont partis en forêt à la recherche du spécimen. Pas trop grand, bien droit, avec un houpier bien garni. Une dizaine d’individus sont repérés, puis trois, jusqu’à ce que le trio d’hommes distingue celui qui deviendra « Mai ».

Seconde étape : le couper sans en compromettre les qualités, puis le charger sur un « bros » dûment équipé, pour enfin le sortir de la parcelle encore dense. Une dizaine de musiciens se sont donc retrouvés ce jeudi 25 avril, d’abord à Fourchette, avant d’aller par Cournaou du côté de Fabian.
Au programme, conditionner l’élu pour son acheminent jusqu’au cariou où il sera préparé ce samedi.

D’abord, allegro ma non troppo… L’ébrancher en préservant le cœur de son houpier. Puis le percer à la base et boulonner l’attache de remorque qui permettra de le hâler jusqu’à son site de préparation.

Ensuite, andante… Enserrer le houpier d’une cordelette, juste ce qu’il faut pour qu’il supporte son transport. Enfin, avec retenue, le hisser sur le bros dûment équipé. Cette opération demande force mais surtout précision et délicatesse : on ne maltraite pas un futur Mai !

Vient enfin la délicate opération du « sortir de parcelle » : faire passer un tronc de plus de 14 mètres dans un labyrinthe demande une grande dexterité, qualité que Dominique DUBOS, père et grand-père de musiciens (on vous en reparlera !) su mettre au service de l’aventure.
Conseil de Bernard LABAT au conducteur de tracteur : « Il faut que tu te mettes en « C » »… Réponse de Dominique, au diapason : « Attention, je recule « la » ». Et l’épatant attelage de se faufiler jusqu’en bout de portée, sans une branche.

Une petite demi-heure et une traversée du bourg allegretto plus tard, notre pin est à bon port. Il faut maintenant le positionner pour qu’il conserve sa droiture : en cette période, la sève est abondante, et il faut bien l’installer. 

C’est après deux heures de labeur dans la bonne humeur que le groupe se sépare, après s’être donné rendez-vous samedi matin, neuf heures.

À suivre…

Article rédigé par Laurent Mouriaux

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *