Les musiciennes et musiciens de l’Harmonie de Rion-des-Landes, au long des fêtes de notre village, évoquent un essaim d’abeilles, qui tour à tour s’égaille vers sa famille et ses amis, puis se regroupe, aux arènes ou sur le kiosque.
Dès le printemps, le Directeur musical propose le programme qui sera joué et travaillé au fil de l’été – car oui, de juin à août, il y a quelques répétitions, et d’importance !

Un programme ?
Des programmes en fait. Car la course landaise n’est pas une novillada. Le kiosque est bien différent des arènes. Quant au répertoire de Lous dou Perchigat, il a demandé des répétitions spécifiques au long de l’année.
Vendredi – COURSE LANDAISE
Pantalon noir -Tee-shirt brodé du logo de l’Harmonie – Foulard bleu de l’Harmonie
Le premier événement des fêtes qui nous réunit, c’est la Course Landaise Formelle, que nous animerons au côté de la banda Lous Mayouns de Lit-et-Mixe.
Entrer dans nos arènes, d’autant plus chaleureuses qu’elles sont bien remplies, est toujours un moment particulier… On essaie de bien s’aligner, on surveille le Chef du coin de l’œil… et voilà t’y pas qu’il va chercher un musicien pour le positionner à l’avant de notre phalange : Thibault, corniste, est le ROI de la fête, choisi par sa classe dont l’enthousiasme est toujours aussi communicatif. Alors, et seulement alors, les premières notes de l’Encantada peuvent résonner…
Pour accueillir les acteurs de la lutte contre les feux de forêt, qui se sont tant donnés à Rion mais aussi ailleurs, l’Harmonie interprète Xabia, un superbe pasacalle composé en 1976 par Salvador Salvà Sapena en hommage à sa ville dont il voulait évoquer l’esprit chaleureux et festif. Bref, un morceau parfait pour un moment qui nous a tous émus.
Comment trouvons-nous les morceaux qui accompagnent les écarts et sauts de la ganaderia du jour ?
Mathieu NOGARO, notre Directeur, s’appuie sur une sélection de 60 morceaux -chaque année, des nouveautés- que nous jouons lorsque nous animons les arènes de Vieux Boucau. Pour que chacun trouve vite la partition (il faut être réactif !) nous disposons d’un carnet concocté par Delphine. Chaque morceau est numéroté, et à l’aide d’une ardoise (les clameurs de l’arène couvriraient sa voix) le Chef indique le morceau à préparer.






Samedi – COURSE À LA COCARDE
Tenue du Perchigat : pantalon blanc, tee-shirt blanc brodé du logo du Perchigat – Foulard noir du Perchigat
Les musiciens de Lous dou Perchigat se retrouvent dès le samedi pour animer la course à la cocarde. C’est Maxime MONDENX qui mène le groupe, dont l’énergie communicative s’exprime jusqu’auprès des joueuses de Basket Landes. Les circonvolutions toniques des raseteurs trouveront leur écho dans le dynamisme des morceaux proposés.
Comme à l’Harmonie, chaque musicien dispose d’un petit carnet de partitions numérotées travaillées dans l’année. Maxime annonce aux musiciens le morceau à prendre. La musique essaie de porter les raseteurs et d’embarquer le public dans un moment festif pour encourager le spectacle produit dans l’arène. A cela s’ajoute la petite touche du groupe ! Eh oui, au fil des saisons, les musiciens ont ajouté à leur répertoire quelques chorégraphies qu’ils peuvent faire assis ou debout. Et ils donnent également de la voix pour tenter de faire chanter l’arène pleine avec eux et faire en sorte que tout le monde passe un bon moment !









Dimanche : LA GRANDE JOURNÉE !
Concert au kiosque
Bas en jean – Tee-shirt de l’Harmonie – Foulard de l’Harmonie
Les abeilles se regroupent une nouvelle fois, dès 10h30, pour acheminer les nombreuses percussions et les installer sur le kiosque.
Puis, à 11h15, c’est raccord ! Et c’est tout de suite du bonheur : quel lieu magnifique ! Un kiosque ouvert, en contrebas, des bancs et des chaises, et comme un écrin, les frondaisons verdoyantes des arbres du parc, qui masqueront ce qu’il faut le soleil…
Là encore, les Rionnais et leurs invités sont venus en nombre. Partager notre musique avec chaleur et sans façon dans ce cadre unique est un plaisir toujours renouvelé.









Jeanne
Quelques mots ici ou là lors du concert, et lorsque nous nous retrouvons peu avant la novillada, c’est fait : Jeanne, petite fille de Thierry et donc nièce de Coline, est née ! Une jolie nouvelle qui parcourt illico les rangs de l’Harmonie. Mathieu proposera même de relayer un Thierry ému à la trompette…

Novillada
Pantalon noir – Chemisette /chemisier blanc – Foulard de l’Harmonie
Dans les arènes, la novillada est un exercice à part entière. La musique n’est pas là pour impulser ou amplifier l’enthousiasme du public, mais plus discrètement pour accompagner les Novilleros.
Le répertoire est vraiment spécifique, avec des pièces aussi belles qu’exigeantes. Choisies parfois en fonction du tempérament montré par le novillo à son entrée, nous les avons retravaillées lors de la répétition du mercredi d’avant-fêtes : effets de nuances, équilibre de voix et des timbres, précision de l’exécution, Mathieu NOGARO tient à aborder ce répertoire avec finesse et élégance. Et ça nous plaît !
Une fois n’est pas coutume, nous proposons en « lever de rideau » le pasodoble de concert « Música y Vinos » : le public de la novillada n’était pas forcément présent à notre concert le midi, et l’acoustique des arènes s’y prête bien !
Autant dire que 6 novillos plus tard, nous sortons des arènes fourbus… même si la fête n’est pas finie.
Un verre partagé, quelques papotages et de nouveau l’essaim s’égaille vers famille et amis.









Lundi – Gala comico taurin
Bas en jean – Tee-shirt blanc – Foulard aux couleurs de Rion
Pour cette dernière prestation des fêtes, Lous dou Perchigat ouvre ses rangs aux camarades de l’Harmonie. C’est l’occasion pour les plus jeunes de se frotter au répertoire du groupe qu’ils rejoindront peut-être l’année suivante, si le cœur leur en dit ! C’est aussi au-delà de la belle énergie dégagée sous la houlette de Maxime avec un Thomas déchaîné à la grosse caisse (j’étais juste devant, quelle idée !) le temps d’ultimes retrouvailles avant la rentrée… qui en 3ème, au lycée pour bientôt le Bac, ou découvrant qui son futur métier qui la vie estudiantine.
Mais en attendant, on est heureux de voir se prolonger tard, plus tard que le feu d’artifice sagement reporté, ces jeux d’arènes aux protagonistes épatants, particulièrement au tir à la corde !
Jouer de la musique serait-ce déjouer le temps qui s’échappe ?
Ce qui est sûr, c’est que formant essaim, les musiciens s’égaient !
Article rédigé par Laurent Mouriaux





























































































































































