S’il fallait en faire un pari, serait-il facile à gagner ?
Le directeur musical prépare minutieusement nos répétitions – On le sait, il a un grand cahier avec des notes, pas que de musique, sans parler des annotations sur ses conducteurs. Autant dire que notre grand rendez-vous à mi-temps de la préparation du concert fait l’objet d’un soin particulier.

Lorsqu’un peu avant 10 heures affluent les musiciens, un binôme chef-percussionniste est déjà à l’ouvrage : Il s’agit de construire la complicité nécessaire au bon fonctionnement de ce duo discret, souvent essentiel.


Paris donc ; quelle sera la première partition à poser sur le pupitre ? Dans quel ordre travaillerons-nous les morceaux (il y a toujours un instant de flottement fébrile quand un musicien a rangé trop loin le morceau annoncé).



Au long de la journée, le programme se révèle dans sa diversité et sa cohérence ; l’orchestre s’empare des difficultés que sont rythmes, altérations et accords pour n’en restituer bientôt qu’une élégante simplicité. Enfin, c’est ce qu’on voudrait, nous restons amateurs, parfois maladroits mais toujours accrocheurs : « Un petit crayon et beaucoup de concentration » gomment les difficultés et donnent du corps au texte. On retrouve là la préparation des séquences travaillées, certaines détaillées, d’autres filées – histoire de voir ce qui frotte encore pour y revenir- en un enchaînement très réfléchi. Et l’on découvre que le Chef planifie même les digressions : « Je me suis noté « 10h40, changement de morceau », il est 42. On n’est pas mal ».
Vient alors le moment de la pause repas.
Avant de se retrouver à l’apéro au Coin des Copains de JiP, les Co-Présidents annoncent la répartition des tâches : chaque pupitre se voit nommer la responsabilité d’un poste charnière de l’organisation de cette pause.



Les tables sont installées puis le couvert est mis car chacun prend sa mission au sérieux et l’accomplit dans la bonne humeur. On se restaure avec le plat du jour : paëlla. Viennent ensuite les desserts confectionnés par les musiciens qui se sont proposés.












Un p’tit café et… la ballet du débarrassage et du rangement prend le relais. Puis… on repart dans la salle de répé. A 14h32, tout le monde est opérationnel !

En Harmonie, accessoire est parfois essentiel. A la reprise, c’est un solo bien original, de ceux qui donnent son caractère au morceau entier, qui est travaillé sans, puis avec l’orchestre.



Il y a aussi ces moments ou les doigts jardinent, fourches retorses encore laborieuses que l’on reprend tranquillement ; ces phrasés que chacun propose et dont au final le chef dispose, parce qu’ensemble c’est mieux ; ces instants magiques dont on sort admiratif de la prestation d’un ou d’une soliste – et on l’applaudit –



Enfin, une harmonie studieuse, qui sait alterner bons mots, rires , détail au pupitre et tutti, mérite parfois comme une récompense. C’est ainsi qu’une pièce détaillée le matin est reprise et, surprise (?), ce passage de C à E joliment enchaîné. S’il reste certes beaucoup à faire, l’horizon s’éclaircit, le projet de concert prend forme. Alors, un arrangement original est déchiffré en toute légèreté avant que l’on se sépare… enfin presque.

Dans le couloir, un conciliabule… Les présentations ça se prépare !
Quant au chef, s’il peut enfin souffler, il mesure les avancées de la journée, comme ce qu’il reste à faire pour nous guider jusqu’au concert, dans notre diversité et notre cohésion, au service de notre passion et pour la soirée que nous vous préparons. Ce sera le samedi 18 Avril, à 16h30 et 21h00.
Article rédigé par Laurent Mouriaux.
